Lycée Cirque

Échanges avec Tao élève de première et Lia élève de terminale

Entre passion d’enfance et projets d’avenirs, elle et il nous racontent leur parcours. 

Depuis quand pratiquez-vous le cirque ?

Lia : J’ai commencé le cirque à l’âge de 3 ans lors des cours parents-enfants avec mon père à la Cité du Cirque. J’ai ensuite intégré les cours de découverte à 6 ans avant de me spécialiser en aérien (trapèze) et en acrobatie.

Tao : Mon père étant professeur de cirque dans une école de loisirs, j’ai toujours pratiqué cette discipline. Dès le début du collège, j’ai commencé à écrire des numéros pour des festivals jeunesse dans ma ville. C'est en classe de 4ème que j’ai su que je voulais en faire mon métier. Le fait qu'une amie ait intégré le lycée au Mans en internat m’a également encouragé à m'y inscrire.

Pourquoi avoir intégré la section Cirque au Mans ?

Lia : J’ai toujours pratiqué le cirque et au fond de moi, j’avais envie de tenter ma chance.

Tao : Originaire de la Manche, je suis inscrit en tant qu'interne. J’avais reçu des échos très positifs sur cette formation. Je savais que mon niveau me permettait d'y prétendre et c’est, par ailleurs, l’établissement le plus proche de chez moi proposant ce cursus.

Qu'est-ce que ce cursus vous a apporté dans votre scolarité ?

Lia : Je suis inscrite depuis la classe de seconde. Les deux premières années ont été axées sur le travail collectif. Cette année de terminale m’a appris à travailler de manière individuelle et à préparer mon entraînement en autonomie. Ma discipline de spécialité est le mât chinois, que j'ai choisi pour mon numéro de baccalauréat.

Tao : J’ai découvert de nombreuses disciplines, ce qui me permet d'être plus polyvalent. À l'origine, je pratiquais beaucoup le jonglage. Si je suis arrivé ici avec cette spécialité, aujourd’hui je pratique aussi les portés avec Satia. De plus, le lycée Cirque m’a permis d'apporter une dimension artistique à ma pratique technique.

Quelles sont vos perspectives après le baccalauréat ?

Lia : Je souhaite que le cirque reste présent dans mon quotidien. Je vais tenter les concours des écoles de cirque. En cas de refus, j'envisage d'intégrer l’école d’art et de communication de Toulouse mais je sais que je continuerai toujours de pratiquer.

Tao : Mon objectif est d'intégrer une classe préparatoire afin de rejoindre une école supérieure pour devenir artiste de cirque, idéalement l’école de Lomme. J'envisage également une formation de régisseur de scène ou de rigger. Qu'il s'agisse d'être sur scène ou en coulisses, je souhaite évoluer dans l'univers du cirque.

Quels conseils donnerez-vous à une personne souhaitant rejoindre le lycée ?

Lia : Il ne faut pas hésiter ! Pour l’anecdote, une élève a intégré la section sans avoir jamais pratiqué auparavant. Les professeurs sont pédagogues, l’emploi du temps est équilibré et la proximité de la Cité du Cirque, dotée de nombreux agrès, permet de pratiquer toutes les disciplines.

Tao : Si c’est ce que vous voulez faire, foncez ! L’ambiance est excellente. Il peut être utile de se préparer physiquement, mais les sélections s’effectuent principalement sur la lettre de motivation et les résultats scolaires. Avec Le Plongeoir, Pôle national Cirque, nous disposons d'une salle de spectacle et d'un encadrement de qualité tout au long du cursus. Nous assistons souvent à des représentations et rencontrons des artistes. Enfin, les locaux et le matériel de la Cité du Cirque sont optimaux, et la proximité avec le lycée Le Mans Sud permet une gestion efficace du temps.